Ressources : Infrastructure

Quelle alternative à VMware en 2026 ?

09 février 2026

En Bref

La virtualisation et l’infrastructure cloud sont aujourd’hui au cœur des enjeux IT des entreprises. Depuis plus de quinze ans, VMware a largement dominé ce marché avec des solutions devenues des standards. Toutefois, le paysage évolue rapidement. Le rachat de VMware par Broadcom en 2023 a profondément rebattu les cartes, poussant de nombreuses organisations à réévaluer leurs choix technologiques.

En 2026, une question revient systématiquement chez les DSI et responsables infrastructures : quelles sont les alternatives crédibles à VMware ?

Les experts de Reel IT Groupe ont analysé les principales solutions du marché afin de vous proposer une lecture claire et comparative.

Auteur
Bruno PERICART
Directeur du pôle Digital Infrastructure

VMware : un géant en mutation

VMware reste une référence historique de la virtualisation.

Forces : Ses forces sont bien connues. La plateforme s’appuie sur des solutions matures et éprouvées comme vSphere, NSX ou vSAN. Son écosystème est extrêmement riche, avec une intégration poussée aussi bien dans les environnements on‑premise que dans le cloud. Enfin, VMware offre une grande stabilité et des performances reconnues, ce qui en fait un choix privilégié pour les environnements critiques.

Faiblesses : Cependant, depuis l’acquisition par Broadcom, plusieurs faiblesses majeures sont apparues. Les coûts de licences ont fortement augmenté, parfois de plus de 300 %, rendant la solution difficilement accessible pour de nombreuses PME. La complexité contractuelle s’est accrue, Broadcom ayant clairement recentré l’offre sur les grands comptes. De nombreux clients font également état d’une dégradation du support, ainsi que d’un manque de flexibilité lié à des contrats plus rigides et à des migrations coûteuses.

Dans ce contexte, beaucoup d’entreprises cherchent aujourd’hui des alternatives plus agiles et plus économiques.

Nutanix : l’hyperconvergence en question

Nutanix s’est imposé comme un acteur majeur de l’hyperconvergence.

Forces : Parmi ses atouts, on retrouve une grande simplicité d’exploitation grâce à une solution tout‑en‑un qui regroupe calcul, stockage et réseau au sein d’une gestion unifiée. La plateforme est également très scalable, ce qui la rend adaptée aux infrastructures hybrides et multi‑cloud. Nutanix bénéficie enfin d’une communauté active et d’une forte adoption dans des secteurs exigeants comme la santé ou la finance.

Faiblesses : En revanche, la solution a perdu une partie de son avantage concurrentiel. Depuis 2025, les tarifs se sont alignés sur ceux de VMware, réduisant l’intérêt économique initial. La dépendance à des appliances matérielles spécifiques peut aussi limiter la flexibilité, et certains coûts annexes liés aux mises à jour ou au support viennent alourdir la facture globale.

Nutanix demeure une solution puissante, mais son attractivité diminue face à la hausse des coûts

Hyper-V : la solution Microsoft, mais à quel prix ? 

Hyper‑V constitue l’alternative naturelle pour les environnements fortement orientés Microsoft.

Forces : Son principal avantage réside dans son intégration native avec Windows Server, ce qui en fait une option cohérente pour les infrastructures 100 % Microsoft. Le coût est également un argument fort, puisque l’hyperviseur est inclus dans Windows Server sans licence supplémentaire. Ces dernières années, Microsoft a par ailleurs amélioré les performances, notamment pour les scénarios hybrides.

Faiblesses : Néanmoins, Hyper‑V présente plusieurs limites. La dépendance totale à l’écosystème Microsoft pose un réel enjeu de souveraineté, en particulier pour les données sensibles. Les fonctionnalités restent moins avancées que celles de VMware ou Nutanix pour les environnements complexes, et le support technique est souvent critiqué pour son manque de réactivité.

Il s’agit donc d’une option économique, mais pas toujours adaptée aux besoins critiques ou aux exigences de souveraineté.

Proxmox : l’open source en pleine croissance

Proxmox s’impose progressivement comme une alternative open source crédible.

Forces : La solution est entièrement open source, sans coûts de licences, et portée par une communauté très active. Elle offre une grande flexibilité en supportant à la fois les machines virtuelles et les conteneurs via LXC, le tout avec une interface relativement intuitive. Son coût maîtrisé en fait une option particulièrement attractive pour les PME et les organisations disposant de budgets contraints.

Faiblesses : En contrepartie, Proxmox montre certaines limites pour les très grandes infrastructures. Le support professionnel est payant et reste moins structuré que celui des grands éditeurs. De plus, une courbe d’apprentissage non négligeable est à prévoir pour tirer pleinement parti de la plateforme.

Proxmox est donc une excellente alternative pour les petits et moyens projets, mais peut atteindre ses limites dans des contextes purement enterprise.

Vates Virtualization Management Stack (XCP-ng / Xen Orchestra) : la pépite française qui monte

Vates se distingue comme une alternative de plus en plus crédible à VMware.

Forces : La solution repose sur une approche 100 % souveraine, développée et hébergée en France, sans dépendance aux géants américains. Basée sur XCP‑ng et Xen Orchestra, elle propose une technologie robuste et éprouvée, avec des fonctionnalités avancées telles que la haute disponibilité, la migration à chaud ou encore la sauvegarde intégrée. Les tarifs sont nettement plus compétitifs que ceux de VMware ou Nutanix, sans compromis notable sur les performances. Le support, assuré par des équipes françaises, est reconnu pour sa réactivité et la qualité de l’accompagnement. Enfin, la solution reste interopérable avec les infrastructures existantes, qu’il s’agisse du stockage ou du réseau.

Faiblesses : Comme toute solution en forte croissance, certains points restent à surveiller. Vates est encore moins connue que les acteurs historiques et son écosystème de plugins est plus restreint. Toutefois, la roadmap est ambitieuse et l’adoption progresse rapidement, y compris chez des acteurs publics et privés exigeants.

En 2026, Vates apparaît comme l’un des meilleurs compromis entre souveraineté, performance et maîtrise des coûts.

Conclusion : quelle alternative choisir ? 

Le choix d’une alternative à VMware dépend avant tout de vos priorités stratégiques.

Pour les organisations à la recherche d’une solution souveraine, performante et économiquement maîtrisée, Vates Virtualization Management Stack s’impose aujourd’hui comme l’une des meilleures options. Hyper‑V peut convenir aux environnements entièrement Microsoft, tandis que Proxmox reste particulièrement adapté aux budgets très contraints. Enfin, si la souveraineté n’est pas un critère clé et que les moyens financiers sont disponibles, Nutanix demeure une valeur sûre.

Dans tous les cas, une analyse fine de vos besoins techniques, budgétaires et réglementaires reste indispensable avant toute décision de migration.

Prenez rendez-vous chez Reel IT pour une analyse de vos besoins par nos experts. 

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